Organisateur de grèves violentes, le syndicaliste anarchiste Jules Bonnot a de plus en plus de mal a se faire embaucher. Devenu chômeur, il s'allie à l'anarchiste Joseph Platano avec lequel il commet ses 1ers braquages. Puis il a l'idée d'utiliser une voiture (volée) pour fuir une police qui se déplace encore à cheval, voire à pied. Cinq autres membres se joignent à Bonnot, dont la bande devient la bête noire de la police française...

1912-fiche de police de Jules BonnotCette dernière finit cependant par découvrir, à Choisy-le-Roi, la maison où se cache Jules Bonnot.

Le 28 avril, le chef de la sureté Guichard fait cerner cette maison par ses agents et frappe ensuite à la porte...

Un homme ouvre mais, voyant les policiers, il sort son arme, fait feu et blesse un agent de police.

Les forces de l'ordre répliquent et l'abattent.

Le bruit des coups de feu fait sortir un 2nd habitant, en haut d'un escalier...

Guichard reconnait Bonnot : l'anarchiste tire et atteint un second policier !

Guichard, le chef de la sureté, ordonne aussitôt de faire venir des renforts.

Une compagnie de la Garde républicaine et un détachement de la Gendarmerie se rendent rapidement sur les lieux.

Le préfet Louis Lépine arrive ensuite : il ordonne de faire sauter la maison où, croit-il, se terrent les 6 hommes armés de la bande. La maison explose...

Le préfet, le chef de la sureté, le lieutenant Fontan et 12 policiers en armes s'avancent alors dans les décombres avec prudence. Ils y découvrent Jules Bonnot, seul, qui parvient à tirer encore une fois dans leur direction. Les policiers répondent et criblent Bonnot de 11 balles. Blessé à mort, l'anarchiste lâche son arme en murmurant quelques insultes. Emporté à bord d'une voiture vers l'hopital, Jules Bonnot décèdera avant d'y arriver.