En octobre, après 40 ans d'annexion, l'Allemagne offre sa propre constitution aux territoires d'Alsace et de Lorraine. L'allemand y devient désormais la langue officielle et le suffrage universel est inscrit dans cette constitution. Les populations d'Alsace et de Lorraine se montrent cependant hostiles à ce texte, lequel prévoit que la moitié de ses élus seront désignés par l'empereur et que le fait de parler français deviendra un délit.

1911-la France veut sa revancheA Paris, le 4 mars, Henri Bernstein doit arrêter la représentation de sa pièce "Aprés moi"...

Léon Daudet (directeur du journal L'Action Française), Gustave Théry (directeur du journal L'Oeuvre), Maurice Barrès, Robert de Jouvenel et leurs partisans l'interrompent violemment chaque soir depuis 10 jours.

Les nationalistes de L'Action Française accusent Bernstein d'avoir déserté de son service militaire au bout de 7 mois et, par ailleurs, d'être juif.

Les conservateurs nationalistes français n'acceptent d'ailleurs pas plus le dénouement de "l'affaire Dreyfus" qui, à leurs yeux, a favorisé un juif.

Ils refusent également d'accepter la loi (qui a été votée en 1905) qui sépare depuis l'église et l'état français.

En 1912, les liens militaires entre la Russie, l'Angleterre et la France sont fortement resserrés, pendant qu'en France la propagande nationaliste salue la "vieille terre d'Alsace" et parle de plus en plus de revanche. 

En septembre, la Confédération Générale du Travail (CGT) tient quant à elle son congrés et la frange anarchiste de ses adhérents se prononce contre la guerre. En cas de déclaration de guerre, ils se disent même favorables à ce que la CGT provoque des troubles sur les lieux de travail, bloque tous les moyens de transport et décrète la grève générale dans tout le pays...