Dans les années 1950, dans la colonie américaine de Porto Rico, le gouvernement des USA pense que le chômage excessif qui y sévit est dû à la trop forte densité de population. De leur côté, les industriels américains qui y sont installés trouvent que les grossesses des Portoricaines perturbent le bon fonctionnement de leurs entreprises. Un plan de stérilisation, financé par les Etats-Unis, est alors confié au gouverneur de Porto Rico...

1965-Luis Muñoz Marín


Les Portoricaines sont massivement stérilisées (souvent de force) et, en 1968, un tiers de celles qui sont en âge de procréer ne le peuvent désormais plus.


En 1970, aux USA même, environ 50 hystérectomies sont pratiquées chaque mois dans les réserves Amérindiennes.

A la fin de la décennie, ce chiffre double et les statistiques de 1982 révèlent la surprenante répartition éthnique des femmes qui ont été stérilisées aux Etats-Unis cette année là...

Selon les pourcentages nationaux, elles ont été 15% de blanches, 24% d'Afro-américaines, 35% de Portoricaines et 42% d'Amérindiennes.

Dans les états du Nord-Est, le taux de stérilisation des Latino-américaines atteint 65% et dans ceux du Sud, les ligatures des trompes et les hystérectomies visent en priorité les noires.

L'avocate Mondana Nikoukari affirme qu'elles ont été contraintes à la stérilisation parce qu'elles ne sont pas blanches. L'avocate féministe précise également que ces femmes ont été victimes de "coercition graduée" de la part des médecins, des tribunaux et des organismes sociaux. Pour leur part, les autorités américaines déclarent que leur objectif prioritaire est d'améliorer le bien être de ces populations en diminuant leur nombre pour éradiquer leur pauvreté.