Le 12 mai, les résultats des élections législatives françaises indiquent que les marxistes du Parti Socialiste Unifié (PSU), en passant de 67 à 103 députés, sont les grands vainqueurs et que, demain, leur groupe va probablement diriger la France. Battu, Maurice Doumergue (le président du Conseil) remet alors sa démission au président de la République car il refuse de devoir former un gouvernement avec des ministres issus du PSU... 

Doumergue craint notamment que les députés du PSU, partisans de la paix, ne veuillent annuler la nouvelle loi, qui fait passer le service militaire de 2 à 3 ans. Le président de la République le remplace alors par René Viviani, un élu non marxiste du Parti Républicain Socialiste, par ailleurs co-fondateur du journal L'Humanité avec le pacifiste (et marxiste) Jean Jaurès. Le 14 juin, le réformiste Viviani propose son gouvernement...

Le radical-socialiste Emile Combes, partisan de l'impôt sur le revenu, a refusé d'en faire parti mais des élus radicaux-socialistes proches de Joseph Caillaux (adepte d'une économie libéral) ont accepté. Le 31 juillet, Jean Jaurès, les députés Renaudel et Longuet, le député pacifiste allemand Weill et Bertre (secrétaire de rédaction du journal L'Humanité) sont réunis autour d'une table, au Café du Croissant, à Paris...

1914- Café Le Croissant-ParisIls parlent de la situation quand, à 9 heures et demi, un homme armé d'un pistolet fait feu à bout portant sur Jean Jaurés. L'assassin est aussitôt neutralisé mais 2 des balles qu'il a tiré ont mortellement touché Jaurès. Une foule, silencieuse, commence à s'amasser devant le Café du Croissant. Tout à coup elle se met à scander "Vive Jaurès ! Vive la France !". Dans 2 jours, cette dernière va cependant basculer dans la guerre...