Au mois de mars, le Conseil supérieur de la guerre préconise d'allonger le service militaire de 2 à 3 ans pour permettre à la France de disposer en permanence d'assez de soldats pour défendre le pays. Le 1er juillet, le parlement allemand vote pour sa part une nouvelle loi qui permet au chancelier  d'Allemagne d'obtenir 136.000 soldats, 15.000 sous-officiers, 5.000 officiers et 6 régiments de cavalerie supplémentaires...

1913-preparation de la guerreCet agrandissement de l'armée allemande sera financé par un impôt sur la fortune (dont le montant équivaudrait en France à 1.250 millions de francs).

Le 27 juillet, la Chambre des députés français reprend la proposition du Conseil supérieur de la guerre et vote un texte de loi qui allonge le service militaire.

Cette loi est ensuite soumise aux sénateurs qui, le 8 août, aprés un long débat, approuvent de prolonger à 3 ans le passage des jeunes français sous les drapeaux.

En tant que partisans de la paix, Jean Jaurés et les 67 élus du Parti Socialiste Unifié (PSU) protestent vivement contre cette loi qui prouvent aux Français que ceux qui l'ont votée veulent la guerre.

Les défenseurs de la loi rétorquent qu'ils ne font que s'adapter aux agrandissements de l'armée allemande et, ainsi, donne à la France les moyens de se défendre.

Le 21 septembre, les socialistes allemands se réunissent en congrés à Iéna...

La grande majorité des participants fait alors le constat que les ouvriers et les jeunes allemands, qui constituent l'essentiel de leurs électeurs, sont peu nombreux à être hostiles à la guerre : ils sont avant tout convaincus que "l'ennemi de l'Allemagne" veut l'envahir et que c'est, pour l'heure du moins, leur plus grande préoccupation...