Après la fin de la mainmise de l'URSS sur les pays du bloc de l'Est, les régimes communistes disparaissent et le Fond Monétaire International (FMI) y favorise les réformes économiques libérales. Mais en Slovénie, devenue indépendante en 1991, les dirigeants choisissent de continuer à s'appuyer sur un secteur public fort, de n'introduire que quelques sociétés privés dans le pays et y maintiennent un bon niveau de vie...

1991-Lubliana-SlovenieCelà évite également à la Slovénie de voir ses grandes entreprises être bradées à des sociétés privées étrangères. Le chômage fait son apparition mais, contrairement à d'autres pays de l'Est, il reste faible. Cherchant surtout à préserver la stabilité de leur économie, les nouveaux dirigeants de la Slovénie se contentent d'une croissance de 4,6% et, au grand regret du FMI et de l'Union Européenne, retardent les privatisations.

Jusqu'à la fin de la décennie, la Slovénie maintient sa polique de prudence et tient tête au FMI. Ce n'est qu'en 1998 qu'elle acceptera finalement d'ouvrir son système bancaire aux capitaux étrangers, cédant ainsi aux pressions de la Commission européenne. Le secteur privé représente maintenant 55% du PIB de la Slovénie et cette dernière est désormais candidate à son entrée dans l'Union Européenne...

La Slovénie y sera admise 6 ans plus tard et recevra alors de l'Union Européenne une aide de 4 milliards d'Euros. En contrepartie de ce coup de pouce financier, elle devra désormais accepter d'ouvrir beaucoup plus largement son économie et son système bancaire aux entreprises privées étrangères...