En 1989, les pays du bloc de l'Est commencent à s'éloigner du "grand frère soviétique" mais ils possèdent tous une dette extérieure importante. Les économistes du Fond Monétaire International (FMI) propose alors à la Pologne de mettre rapidement en place une "thérapie de choc" ayant pour but de créer un secteur privé conséquent. Leszek Balcerowicz, ministre des finances, applique aussitôt les réformes préconisées...

1990-zlotys polonaisEn 1990, le FMI obtient des créanciers occidentaux l'éffacement de la moitié de la dette extérieure de la Pologne et cette dernière fait ensuite effacer l'autre moitié de sa dette par les créanciers privés.


La "thérapie de choc" est minutieusement appliquée par Balcerowicz : le chômage et une grande pauvreté s'étendent à tout le pays, accompagnés par une inflation phénoménale et une nette baisse du Produit Intérieur Brut (PIB).


Aux élections législatives de 1993, les Polonais rejettent la politique du gouvernement et les libéraux sont laminés par les sociaux-démocrates, que mène Aleksander Kwasniewski, un ancien communiste désormais adepte de l'économie de marché.

Aleksander Kwasniewski devient président en 1995 et Grzegorz Kolodko (son ministre de l'économie) abandonne rapidement les préconisations du FMI : la Pologne renoue alors avec la croissance.

La vigoureuse croissance économique de cette nation se maintient par la suite, et ce malgré l'arrêt du soutien financier du FMI. Au début du 21ème siècle, la Pologne rejoint l'Union Européenne mais choisit de ne pas adopter l'Euro. Elle garde donc sa monnaie nationale et les Polonaises et les Polonais continuent alors d'utiliser le Zloty...