De la dissolution de l'Empire Ottoman naissent 24 états indépendants en 1923, dont la République de Turquie. Mais les dirigeants turques refusent quant à eux d'accorder leur autonomie aux 10 millions de Kurdes de Turquie et, en 1980, leur interdisent de parler leur langue. Les objectifs des militaires qui dirigent désormais le pays sont de museler l'extrême-gauche et la gauche, d'éradiquer le terrorisme et de réprimer les partis kurdes...

Flag_of_Kurdistan_Workers'_PartyCes derniers sont une dizaine mais 2 seulement ont une forte audience auprès des Kurdes : le Parti Socialiste du Kurdistan de Turquie (TSKP) et le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).


Mais, des 2, le PKK est le seul qui se lance dans la lutte armée. Ses combattants, après s'être entrainés dans des camps palestiniens de l'OLP, reviennent clandestinement en Turquie, en août 1984, en tant qu'Unité de Libération du Kurdistan.


En octobre, la Turquie et l'Irak signent alors un accord de réciprocité qui autorise leurs armées respectives à poursuivre les terroristes qui sévissent dans leur pays au delà de la frontière, dans un rayon de 5 km et pendant une durée de 3 jours.

Pendant ce temps, les groupes armés du PKK attaquent les soldats turcs qui sont cantonnés dans les villes d'Eruh et de Shemzinan. Puis ils étendent leur opérations à tous les militaires turcs, à la police et aux milices kurdes créées par le gouvernement turc en juin 1985. Les autres partis kurdes désapprouvent l'escalade de violence du PKK et, en juillet, le parti kurde irakien, qui est son allié militaire, décide lui aussi de ne plus soutenir son combat. L'armée turque en profite aussitôt et se lance dans une grande offensive contre les combattants kurdes...