Au lendemain de l'élection du président George W. Bush, en novembre 2000, la nouvelle équipe gouvernementale exige de l'armée qu'elle ait l'adhésion de l'opinion publique américaine avant d'engager ses troupes hors des USA. Michael K. Deaver, conseiller de Donald Rumsfeld (ministre de la défense), préconise donc l'emploi d'une "guerre psychologique" qui devra, en priorité, commencer par la conquète médiatique de l'opinion...

2001-le Pentagone-USAPour celà, l'état-major crée en 2001 un service secret nommé Office de l'Influence Stratégique (OIS) et en confie la direction au général Simon Worden, de l'US Air Force.

La mission de l'OIS va consister à diffuser de fausses informations, tant auprès des médias américains que de ceux de l'étranger.

Mais le journal américain New-York Times découvre l'existence de l'OIS et dévoile aux américains son plan secret de "guerre de l'information", lequel prévoit de désinformer la population des Etats-Unis afin d'obtenir son soutien inconditionnel dans la guerre que les USA mène en Afghanistan.

Après les révélations du New-York Times, l'OIS est officiellement dissous. Mais, 2 ans plus tard, une manipulation mensongère laisse à penser que l'OIS est toujours actif. Des journalistes de la BBC World, du Toronto Star, du Los Angelès Times et de El Pais mènent alors l'enquête...

Leurs reportages d'investigation leur permettent de découvrir relativement vite que l'état-major de l'armée américaine a, en effet, grossièrement menti dans l'affaire de l'enlèvement de la soldate américaine Jessica Lynch en Irak. Ce mensonge est ensuite repris, pour être utilisé politiquement, par le président américain George Walker Bush...

(sources : New-York Times, BBC World, Los Angeles Times, Toronto Star, El Pais et Le Monde Diplomatique).