Jean Filiol, militant du parti nationaliste Action Française et membre du parti royaliste des Camelots du roi, quitte le Périgord pour Paris où, le 6 février 1934, il participe à la tentative avortée de renversement de la République française par l'extrême-droite. En 1935, Filiol est exclu de l'Action Française pour avoir critiqué la mollesse de ses dirigeants et crée le Parti National Révolutionnaire (PNR), vite placé sous surveillance policière...

1944-Jean_FiliolLe PNR se saborde alors et devient l'Organisation Secrète d'Action Révolutionnaire Nationale.

Puis, démantelée par la police, ce groupuscule renait sous le surnom de La Cagoule.

En 1937, soupçonné d'avoir exécuté en France des démocrates italiens pour le compte du fasciste Mussolini, Jean Filiol s'enfuit en Italie.

Il trouve ensuite refuge dans l'Espagne du dictateur Franco où il est accueilli à bras ouverts.

Il revient en France en 1941 et adhère au Mouvement Social Révolutionnaire (MSR), un parti néo-nazi.

Mais Pierre Laval se méfie de lui et le fait incarcérer dans un camp, en Haute-Vienne.

Sur ordre de Joseph Darnand, il en est libéré en 1944 et devient chef du renseignement de la milice de Limoges.


Le 9 juin, Jean Filiol participe, avec l'état-major des S.S. de la division Das Reich, à la préparation de la meurtrière expédition d'Oradour-sur-Glane.


Il s'enfuit ensuite avec l'armée allemande et, en Allemagne, organise des commandos de parachutistes français pour tenter de reconquérir le Limousin. A la Libération, Jean Filiol est condamné à mort par contumace. Craignant d'être extradé d'Allemagne, il se réfugie de nouveau dans l'Espagne franquiste où il devient responsable de la filiale espagnole de L'Oréal (dont Eugène Schueller, créateur de l'entreprise, finance La Cagoule depuis 1936).