Après le largage des 2 bombes atomiques américaines sur le Japon en 1945, Staline est convaincu que les suivantes seront pour l'URSS. Il ordonne donc à Lavrenti Beria de créer un centre secret de recherches nucléaires pour doter au plus vite le pays des mêmes armes que les occidentaux. Beria choisit Sarov (un village situé à 350 km de Moscou) qui devient zone interdite aux personnes non autorisées et dont le nom est effacé des cartes.

Sarov devient une ville et prend le nom de code d'Arzamas-16. Les chercheurs sont tenus au secret absolu et sortir de la zone est quasiment interdit. Pour brouiller les pistes, l'adresse postale d'Arzamas-16 est "Moscou Centre 300" et les noms de rues de la nouvelle ville sont calqués à l'identique sur ceux de Moscou. Pour alimenter les recherches, 300.000 prisonniers politiques sont condamnés à extraire de l'uranium.

1947-bombardier B-36AEn mars 1947, l'état-major américain met sur pied l'opération Dropshop qui, à terme, devrait équiper les USA d'une centaine de bombes atomiques afin de pouvoir, en cas de besoin, attaquer les points stratégiques militaires et industriels de l'URSS. De leur côté, sous le nom de code de RDS 1, les soviétiques fabriquent une 1ère bombe atomique en 1949 et, en 1953, un an aprés les USA, fabriquent eux aussi une bombe H...

Pour obtenir ce résultat, outre Arzamas-16, l'URSS s'est dotée d'autres centres secrets de recherches : Tcheliabinsk-65, Moscou-400 et Tomsk-7. Au début des années 1960, l'URSS fait jeu égal avec les Etats-Unis et le monde s'installe alors dans "l'équilibre de la terreur" et de "la dissuasion nucléaire". Cependant, en 1991, les USA viennent à bout de l'URSS... sans la rayer de la carte du monde mais en l'épuisant économiquement.