Le 22 octobre 1941, dans un camp d'internement situé à 400 mètres de la mairie de Châteaubriant, des gendarmes sont mis en faction tout le long des barbelés. Puis, tandis que les prisonniers sont enfermés dans les baraquements, des soldats allemands arrivent et installent une mitrailleuse au milieu du camp. Escortés par des gendarmes, un officier français et un officier allemand vont ensuite de baraque en baraque...

1941-Guy MoquetDevant la N°10, l'officier français n'appelle qu'un détenu : Guy Moquet.

Ce dernier répond présent, s'avance vers la porte et lance aux autres : "Au revoir les copains !".

Tous les prisonniers qui ont été nommés sont ensuite enfermés dans le baraquement N°6...

Chacun y reçoit une feuille et une enveloppe pour écrire un dernier message.

A 14 heures, ces 27 prisonniers sont contraints de monter à bord de 3 camions.

Tandis que les 3 véhicules s'ébranlent, les autres détenus du camp entonnent alors la Marseillaise.

Le cortège des camions de prisonniers et de soldats allemands traverse Châteaubriant et arrive à une carrière...

A 15 heures 40, les prisonniers du 1er camion doivent descendre et sont alignés devant un peloton d'exécution.

Ils sont fauchés par les balles et un officier allemand se charge ensuite de donner le coup de grâce aux blessés. 

La seconde exécution a lieu à 16 heures et la troisième à 16 heures 10. Ce jour là, parmi les 27 résistants français qui vont être abattus en Loire-Atlantique, dans la région de la ville de Châteaubriant, se trouve le plus jeune de tous les résistants emprisonnés dans le camp d'internement de Choisel : il se nomme Guy Moquet et n'a alors que 17 ans.