Un bombardement d'une densité qui n'avait jamais été atteinte jusqu'à ce jour s'abat, le 21 février 1916, sur les troupes françaises chargées de défendre la ville de Verdun. Quelques jours plus tard, le général Philippe Pétain est nommé à la tête de ces mêmes troupes. Il reçoit alors l'ordre de tenir coûte que coûte face aux puissantes attaques allemandes. Ces dernières percutent les lignes françaises comme des coups de boutoir...

1916-VerdunLa tactique allemande est de les déclencher sur un front trés peu large, de façon à accentuer sa supériorité numérique à l'endroit précis où ont lieu ces attaques.

L'armée française, qui les reçoit comme de phénoménaux coups de poing, ne peut que reculer.

Les forces allemandes s'emparent du fort de Douaumont mais, bien qu'elles soient désormais commandées en personne par le Kronprinz Guillaume II, ne parviennent pas à percer le front français.

Passé la surprise des premiers chocs, les troupes françaises reçoivent des renforts et des munitions en provenance de Bar-le-Duc. Les Allemands continuent d'écraser massivement Verdun sous leurs bombes, sans pour autant parvenir à avancer. A la fin du mois de mai, leurs pertes humaines sont le double de celles qu'ils ont infligés aux Français : l'état-major de Guillaume II, qui a lancé 39 divisions dans la bataille, a perdu 300.000 hommes...

Puis, à la fin du mois de juin, le chiffre des soldats allemands mis hors de combat s'élèvent dorénavant à 500.000.


La ville de Verdun est en ruine, aprés plusieurs mois de bombardements intensifs et quasiment ininterrompus...


Mais l'armée allemande ne réussit pas à prendre l'avantage et ne parvient toujours pas à ouvrir le front français. Le général Philippe Pétain et ses hommes écrivent ainsi, à Verdun, ce qui restera sans doute comme l'une des plus héroïques pages de l'histoire de cette guerre.