Le 1er septembre, un avion sud-coréen, qui s'est égaré, est abattu alors qu'il survole l'espace aérien de l'URSS : aux USA, le président Ronald Reagan dénonce alors le lâche assassinat des 269 passagers... Le soir du 25 septembre, l'équipe de nuit de la Défense Antiaérienne Soviétique (PVO) prend son service et vérifie le bon fonctionnement des liaisons entre les satelittes, les ordinateurs et les observateurs au sol : rien à signaler !

1983-colonel Stanislav Petrov-defense antiaerienne sovietiqueMais, à 0H13, l'unité N°5 détecte un missile qui fonce vers l'espace aérien russe ! A 0H15, le système électronique repère un 2nd missile : il provient, lui aussi, d'une base militaire américaine de la côte ouest !

L'alerte est lancée et tous les calculateurs ont l'ordre de déterminer quand les 2 missiles vont atteindre l'espace aérien soviétique.

Le colonel Stanislav Petrov donne également l'ordre de vérifier le bon fonctionnement du système de combat... au cas où !

Une demande de confirmation de la provenance des missiles est envoyé aux contrôleurs au sol : ces derniers répondent qu'ils ne voient rien sur leurs écrans. Mais la vérification du système informatique confirme bien la présence des 2 missiles. Le contrôle au sol persiste : il ne décèle toujours rien ! A 0H17, le 1er missile détecté est désormais signalé au dessus de l'URSS et le système d'alarme annonce que le 2nd missile fonce vers Moscou...

Stanislav Petrov téléphone à son supérieur, lequel, revenant d'une fête copieusement arrosée, lui dit de rappeler le lendemain... et raccroche. C'est alors qu'un 3ème missile est détecté par les ordinateurs, puis un 4ème et un 5ème ! Le colonel est seul pour décider s'il s'agit bien d'une attaque nucléaire américaine, auquel cas il doit déclencher le feu atomique soviétique, ou, s'il s'agit d'une défaillance informatique, il ne doit alors rien faire...

Mais s'il se trompe, l'URSS sera rayée de la carte ! Dans les 2 cas, la planète entière sera, de toute façon, totalement vitrifié et sans vie... Il décide d'attendre et de miser sur une défaillance des ordinateurs... Quelques minutes plus tard, les missiles disparaissent des écrans : le colonel Stanislav Petrov a eu raison de ne pas faire confiance à l'informatique et, ainsi, a sauvé l'humanité... et a préservé la vie sur la terre !