Georges Ibrahim Abdallah, militant de la Fraction Armée Révolutionnaire Libanaise, est arrêté en octobre 1984. En 1986, il est condamné à une courte peine pour détention d'explosifs et association de malfaiteurs. En mars et en septembre, alors qu'il attend d'être de nouveau jugé (cette fois pour complicité dans l'assassinat d'un diplomate israélien et d'un attaché militaire américain en France), plusieurs attentats ont lieu à Paris...

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Ils sont revendiqués par un étrange "comité de solidarité avec les prisonniers arabes".

Charles Pasqua, ministre français de l'Intérieur, accuse alors les frères Abdallah d'avoir commis ces attentats pour tenter d'obtenir la libération de leur frère Georges Ibrahim.


Dans le journal Le MondeEdwy Plenel et Georges Marion évoquent "la folie meurtrière des amis de Georges Ibrahim Abdallah".


Le 17 septembre, la police promet une récompense de 1 million de francs pour tout renseignement sur les frères Abdallah. Ces derniers tiennent alors une conférence de presse au Liban et clament leur innocence. Mais, le 19, Le Monde affirme que l'un des frères a été reconnu par "des témoins fiables". A contrario, les correspondants de l'agence France Presse certifient avoir vu le frère que cite Le Monde le lendemain de l'attentat... au Liban !

Début mars 1987, la Direction de la Surveillance du Territoire (DST) réussit un superbe coup de filet : elle arrête tous les coupables des attentats... en fait, il s'agit des membres d'un groupuscule de terroristes iraniens, lesquels n'ont de lien ni avec Georges Ibrahim Abdallah, ni avec ses frères. Entretemps, Georges Ibrahim Abdallah a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité...