Face aux troupes allemandes, l'armée de Nicolas II, démotivée, essuie défaite sur défaite. En janvier 1917, les transports russes sont totalement désorganisés et les villes ne sont plus approvisionnées en nourriture. De plus, la marine allemande, qui contrôle désormais l'accès aux ports russes, empêche l'arrivée de tout ravitaillement. Le 27 février, une grève générale paralyse Saint-Petersbourg...

1917-Nicolas IIDe nombreux ouvriers descendent dans les rues et les soldats, qui ont été envoyés pour rétablir l'ordre, décident subitement de se rallier aux grévistes. Le tsar dissous alors la douma...

Une partie des élus de cette chambre choisit aussitôt de s'adresser aux foules qui emplissent les rues, tandis que d'autres députés, continuant  d'y siéger, demandent désormais la démission de Nicolas II.


Le 2 mars, affolé par la situation, ce dernier décide alors d'abdiquer.


Comme son frère le grand duc Michel persiste dans son refus de le remplacer, le prince Lvov est chargé de mettre en place un gouvernement provisoire.

Dans le même temps, le Comité ouvrier de Petrograd tente de prendre de vitesse le prince et désigne un gouvernement révolutionnaire républicain. Le prince Lvov essaye de reprendre le dessus en annonçant qu'il amnistie tous les délits politiques et qu'il va convoquer une assemblée constituante.

Mais, de son côté, Pavel Milioukov, ministre des Affaires étrangères, met maladroitement de l'huile sur le feu en annonçant, au nom du gouvernement provisoire, que la Russie continuera coûte que coûte sa guerre contre l'Allemagne car elle veut la victoire ! Et que, en ce qui le concerne, il n'a que mépris envers l'écoeurant pacifisme qu'affichent les bolcheviks...