Non loin de Fontainebleau, en Seine et Marne, le Petit Collège d'Avon héberge, en 1944, des fils de grands bourgeois (dont les 2 garçons de la famille Malle, venus d'un collège parisien tenu par des Jésuites) et, par ailleurs, Hans Helmut Michel, Maurice Schlosser et Jacques France Halpern. En hiver, le manque de nourriture et de moyens de se chauffer est le lot quotidien de la plupart des habitants de la France occupée...

Les pensionnaires du collège catholique, bien que faisant partie des classes aisées, subissent le même sort. De plus, pour leur forger le caractère, Lucien Bunel, le moine qui dirige l'établissement, organise des jeux scouts nocturnes de chasse au trésor en forêt de Fontainebleau (malgré le couvre-feu imposé par l'occupant dés 20 heures). En janvier, le commandant Kopf et la Gestapo de Melun perquisitionnent le collège d'Avon...

1944-AvonLes 3 enfants juifs qui y sont hébergés sont démasqués et le moine est arrêté avec eux.

Il est accusé de les avoir caché et d'être en relation avec un réseau de résistants Francs Tireurs et Partisans.

Il est déporté en même temps que ses 3 élèves juifs (aucun des 3 ne reviendra du camp d'Auschwitz car ils sont tous gazés dés leur arrivée).

Ce serait un élève du pensionnat, entré dans la Résistance puis arrêté par la Gestapo, qui aurait, sous la torture, révèlé la présence des 3 enfants juifs que Lucien Bunel, alias Père Jacques, cachait au milieu des élèves catholiques du pensionnat.

Des années plus tard, Louis Malle, ancien élève du Petit Collège d'Avon, devient réalisateur de films. En 1987, il tourne Au revoir les enfants et y raconte ce douloureux épisode. Le film connait un succès mondial et, en 1988, est récompensé par de nombreux prix (Lion d'Or à Venise, Prix Louis Delluc, 7 Césars à Cannes et 2 nominations aux Oscars de Los Angeles).