Suite à un coup d'état en 1955, l'armée argentine s'empare du pouvoir. Les militaires, qui dirigent désormais le pays, contactent alors la Banque Mondiale et le Fond Monétaire International (FMI) pour pouvoir rencontrer les créanciers de leur pays et régler la dette extérieure de l'Argentine. En 1956, le ministre français de l'Economie réunit les diverses parties pour qu'elles négocient à Paris. C'est ainsi que nait le Club de Paris...

1956-ParisJusqu'en 1980, le Club de Paris va négocier les dettes d'une trentaine de pays, dont celles du Brésil, du Chili, de l'Indonésie, du Pérou, du Cambodge, du Pakistan, du Zaïre, etc...

Les délégués du pays surendetté sont reçus avec ceux des créanciers, ceux du FMI, ceux des Nations Unis, ainsi que ceux des banques du pays concerné.

Les réunions sont dirigées par le président du Club de Paris (un haut dirigeant du Trésor français).

Les représentants de la Banque Mondiale et du FMI édictent alors à l'état surendetté les réformes économiques qu'il doit accepter s'il veut espérer une aide financière.


A partir de 1991, la philosophie du Club de Paris change : après qu'elle ait soutenu les USA dans la guerre du Golfe, l'Egypte obtient un effacement de sa dette. La Pologne obtient la même faveur après avoir quitté le Pacte de Varsovie, ainsi que le Pakistan pour avoir aidé les USA en Afghanistan en 2001.


 

Les réunions du Club de Paris sont censées se dérouler à huis clos mais, en 2003, les Etats-Unis interviennent dans les négociations entre l'Irak et ses créanciers et exigent une annulation de 95% de la dette. La Russie, l'Allemagne et la France refusent et proposent 50%. Les USA obtiennent finalement un effacement de 80% et les créanciers du Club de Paris ne récupèreront donc que 8 des 39 milliards de $ que leur devait l'Irak...