En 1896, le fabriquant des cycles Clément s'associe à Gladiator et à Humber France pour se lancer dans l'assemblage d'automobiles équipées de moteurs De Dion Bouton ou Panhard. Puis, Adolphe Clément fait construire une usine à l'ouest de Paris en 1901. En 1903, le comte de Shrewsbury-Talbot lui achète les licences de ses voitures et ils fondent ensemble la Clément-Talbot Ltd. Cette dernière se dote alors d'une usine à l'ouest de Londres...

La marque Gladiator (fondée par Alexandre Darracq) est vendue en 1913 aux financiers anglais de la A.Darracq and Co. En 1919, le comte de Shewsbury-Talbot et Adolphe Clément cèdent la Clément-Talbot Ltd à ces mêmes hommes d'affaires, lesquels créent alors le groupe Clément-Talbot-Darracq Ltd. En 1920, le constructeur Sunbeam entre dans le capital : le groupe devient Sunbeam-Talbot-Darracq Motors (STD Motors).

Les voitures produites en Angleterre sont commercialisées sous la marque Talbot et celles qui sont fabriquées en France sous le nom de Darracq. Dés 1921, les Talbot-Darracq règnent en maitre dans les compétitions automobiles. Mais, en 1927, elles cèdent la place aux Delage et aux Materassi. Avec la crise, les luxueux modèles de Talbot-Darracq se vendent de moins en moins et la filiale française de STD Motors est au bord du gouffre !

1934-Talbot-Lago T120-RoadsterEn 1934, elle est reprise en main par Anthony Lago (sous-directeur de Sunbeam). Mais, en 1936, STD Motors est racheté. Lago modernise la gamme de Talbot-Darracq qui devient Talbot-Lago. Les Talbot reprennent le chemin de la compétion et, jusqu'au début de la 2nde guerre mondiale, y affrontent les Bugatti, Delahaye, Mercedes et Alfa Romeo. Les courses reprennent en 1946 et les Talbot affrontent alors les Ferrari et les Maserati.

En 1951, Talbot connait de graves problèmes financiers et l'écurie de course est vendue. Les soucis financiers persistent et, en 1957, Lago décide d'arrêter de fabriquer ses moteurs : ils sont désormais achetés à BMW puis, en 1958, à Simca. En décembre, Anthony Lago jette finalement l'éponge et vend Talbot à Simca. La marque Talbot va vivoter jusqu'en 1970, année où Simca devient Chrysler-France et où le nom Talbot disparait...