En 1936, le pilote automobile René Bonnet hérite d'un garage à Champigny, non loin de Paris. Il rencontre ensuite Charles Deutsch, un ingénieur polytechnicien doté d'une solide expérience en aérodynamique et, prenant les 2 initiales de leurs noms, ils créent ensemble la marque D.B. Puis ils réalisent ensuite artisanalement une voiture de compétition faite d'éléments (moteur et carrosserie) de Traction avant Citroën...

En 1939, René Bonnet remporte avec elle quelques victoires en moins de 2.000 cm3 et, en 1947, D.B. expose au Salon de l'automobile un petit véhicule à moteur Citroën, carrossé par Antem. Mais, Citroën interdisant à D.B. d'utiliser ses moteurs, Bonnet et Deutsch se tournent alors vers Panhard et construisent plusieurs monoplaces de course équipées de moteurs bicylindres de 610 cm3 capables de rouler à 160 km/h.


Au début des années 1950, les D.B. s'imposent en compétition et les 2 hommes y  enrichissent leur expérience technique, ainsi que celle de Panhard. Puis Chausson, carrossier industriel, réalise pour DB une centaine de robustes et légères carrosseries en résine et fibre polyester. Au Salon de l'automobile 1954, le révolutionnaire coach DB-HBR5 fait sensation et il s'en vend 660 exemplaires (dont une centaine part aux USA).

1959-DB-HBR5Selon les versions, le HBR5 est équipé de freins à disques, de phares antibrouillards, de phares rétractables, d'un toit transparent et de sièges couchettes. En 1960, il reçoit un 4 cylindres de 851 cm3 qui permet d'atteindre 175 km/h.


L'avenir de D.B. semble devoir être radieux mais, en 1961, Deutsch et Bonnet tombent en désaccord et la marque disparait (malgré ses 1.600 victoires en course). René Bonnet continue seul et réalise la Djet Renault... qui est un échec.