A Paris, le petit bureau d'études de l'ingénieur Louis Delage a pour client la firme Peugeot. Puis, en 1903, Delage devient le directeur des études de cette entreprise jusqu'en 1905, année où il s'associe à Augustin Legros pour créer sa propre marque d'automobiles. En 1907, les automobiles Delage sont déjà trés prisées car Legros et Delage ne produisent  que des voitures parfaites. Louis Delage engage alors la marque en compétition...

Avec l'aide d'Arthur Michelat, l'écurie Delage commence à briller sur les circuits de course en 1911 et, en 1912, les 350 salariés Delage produisent 1.000 véhicules par an. Les bons résultats en compétition font encore bondir les ventes et Louis Delage oriente la production vers les modèles les plus luxueux. Mais, en 1918, au sortir de la guerre, la gamme s'avère dépassée : Delage la modernise, mais le marché reste morose...

1930-Delage D8-calandre et bouchonEn 1925, le retour de la marque en compétition apporte son lot de victoires au bout de 2 ans et, en 1928, Delage parvient à vendre 3.600 de ses prestigieuses voitures (dont 40% sont exportées à l'étranger).

En 1929, Delage monte encore en gamme avec sa D8, laquelle se vend extrêmement bien...

Mais la crise économique frappe désormais l'Europe et Delage n'est pas épargné : en 1930, sa production redescend à 2.000 autos (dont beaucoup restent invendues).

Les fonds commencent à manquer et, en 1932, Delage emprunte 25 millions de francs pour fabriquer en toute hâte la D6... dont le moteur 6 cylindres déplait à la clientèle.

Les ventes stagnent en 1933 et les pertes financières s'accumulent.

En avril 1935, Louis Delage décide alors d'arrêter et vend sa marque à Walter Watney (pour seulement 2 millions).

Ce dernier la revend en 1937 au constructeur des automobiles Delahaye, qui utilise alors le nom Delage pour commercialiser une partie de ses véhicules. Mais, en 1939, l'usine Delahaye doit fabriquer des véhicules militaires et plus aucune voiture ne recevra désormais le nom de Louis Delage.