Le 1er septembre 1920, la France reçoit mandat d'administrer le Liban. En 1936, par arrêté de son haut-commisaire, la France sépare officiellement les 3 communautés religieuses libanaises, bien qu'elles aient jusque là pacifiquement cohabité. Entre autres choses, la constitution libanaise indique donc que, désormais, les Libanais et les Libanaises qui ne sont pas de la même religion ne peuvent plus se marier ensemble...

1958-president Fouad ChehabEn 1943, le pays acquiert finalement son indépendance.

Dans un Liban pourtant libéré du mandat français depuis 6 ans, le journaliste libanais George Naccache publie dans son journal L'Orient un éditorial qui provoque un scandale...

George Naccache y demande avec conviction que les chrétiens et les musulmans s'unissent pour renforcer l'unité et la cohésion du Liban.

Cet écrit lui vaut d'être aussitôt jeté en prison. Lorsqu'il en sort, il rejoint rapidement les partisans du général Fouad Chéhab... 

Ce dernier, qui devient président de la République libanaise en 1958, prend alors conseil auprès de Louis-Joseph Lebret, un prêtre dominicain qui est aussi un économiste internationalement écouté...

Concernant les inégalités confessionnelles qui perdurent au Liban, Lebret indique au président Fouad Chéhab qu'elles risquent de provoquer des troubles graves dans le pays.

Et, effectivement, des violences endeuillent le Liban dés 1975...

Parmi les différents responsables de ces affrontements meurtriers se trouvent d'un côté les trés conservatrices phalanges chrétiennes de Pierre Gemayel et de l'autre le progressiste Mouvement National Libanais (MNL) de Kamal Joumblatt (dirigeant de la communauté druze) qui rassemble des Libanais de toutes confessions. Enfin, pour faire bonne mesure, les mouvements armés palestiniens venus se réfugier au sud du Liban décident de s'allier au MNL...