Le Haut-Karabakh autonome, bien que peuplé à 95% d'Arméniens, fait cependant partie de la République Socialiste Soviétique d'Azerbaïdjan en 1988. C'est pourquoi la République Socialiste Soviétique d'Arménie réclame le rattachement du Haut-Karabakh à son territoire. Les dirigeants de l'URSS hésitent trop longuement à prendre une décision et des violences finissent par éclater entre les populations arménienne et azerbaïdjanaise...

1994-embleme du Haut-KarabakhEn 1991, un conflit armé oppose l'Azerbaïdjan à l'enclave du Haut-Karabakh, laquelle veut proclamer son indépendance. L'armée arménienne intervient à son tour, en 1993, pour défendre la République du Haut-Karabakh.

De son côté, la Turquie affirme clairement son soutien à l'Azerbaïdjan. Elle ferme sa frontière avec l'Arménie pendant que de petits groupes armées, pro-turcs ou djiadistes arrivés de Syrie, viennent renforcer l'armée de l'Azerbaïdjan.

Un cessez-le-feu est conclu en 1994, après que cette guerre ait toutefois tué plus de 30.000 personnes en un an. Le président arménien Levon Ter Petrossian, qui est partisan d'un plan de paix, est contraint par les siens à la démission en 1998.

Il est remplacé par Gueïdar Aliev, qui accepte de signer un accord d'échange de territoires avec l'Azerbaïdjan, accord dans lequel il est stipulé que le Haut-Karabakh fait toujours partie de l'Azerbaïdjan. En 1999, le ministre arménien des Affaires étrangères et plusieurs des autres ministres du gouvernement de Gueïdar Aliev démissionnent pour marquer leur vive désaprobation...