L'Union Soviétique fabrique peu d'automobiles individuelles en 1950 : la quasi totalité de la production est dédiée aux bus et aux camions, qui servent à transporter personnes et marchandises. En 1953, après le décès de Staline, Nikita Khrouchtchev promet aux soviétiques "une société de consommation socialiste". En 1964, la ville de Stavropol est rebaptisée Togliatti, du nom d'un des fondateurs du Parti Communiste Italien...

1970-VAZ 2101Puis, en 1966, l'URSS signe un accord avec la firme italienne Fiat pour qu'elle construise une usine automobile Lada-Avto VAZ à... Togliatti.


En 1970, il en sort la 1ère voiture destinée aux "masses populaires" de l'Union Soviétique : la Vaz 2101, fidèle copie de la Fiat 124.


Son prix de vente, bien que trés modique, ne la rend pas pour autant accessible à la grande majorité des soviétiques. Khrouchtchev décide alors de la faire mettre en location...

Mais la Vaz 2101 ne séduit toujours pas : la population rechigne à s'équiper (si bien qu'en 1985, l'URSS ne compte que 44 voitures pour 1.000 habitants, contre 744 pour 1.000 aux USA). Il faudra attendre la "pérestroïka" de Gorbatchev et la chute du mur de Berlin pour que les soviétiques osent un peu "s'embourgeoiser", que le marché russe s'ouvre aux marques étrangères et que le parc automobile des véhicules individuels augmente.

Le nombre de voitures reste cependant bien inférieur à celui de l'occident, y compris à Moscou qui, paradoxalement, va devenir la ville la plus embouteillée du monde ! En cause, son réseau de larges avenues qui n'a été conçu, par les dirigeants soviétiques de 1935, que dans le but de faire défiler de gigantesques foules de piétons célèbrant la gloire du socialisme... et certainement pas pour faire rouler de "capitalistes" automobiles individuelles !