Suite à un accord oral entre les chrétiens maronites de Béchara El-Khoury et les musulmans sunnites de Riad El-Solh, le système politique du Liban est défini en septembre 1943, à la veille de l'accession du pays à l'indépendance. En novembre, la République du Liban reconnait donc officiellement l'existence de 18 communautés religieuses et met en place une "démocratie du consensus" qui leur attribue d'office les sièges gouvernementaux...

1935-Liban et SyrieAinsi, s'appuyant sur la Constitution écrite par l'administration française de 1926, le poste de président de la République et celui de commandant en chef de l'armée nationale doivent revenir à 2 chrétiens maronites.

Le siège de chef du gouvernement sera attribué à un musulman sunnite et celui de chef du parlement à un musulman chiite.

La répartition se fera sur le même principe pour attribuer les ministères et les directions d'entreprises publiques.

En octobre 1989, afin de mettre fin à la guerre civile qui ravage le pays depuis 1975, un traité est signé entre les différents clans libanais. Il doit ouvrir la voie à une modification de la vieille constitution : le rôle du chrétien qui préside la République devra être réduit, celui du conseil des ministres sunnites deviendra plus important et une parité entre chrétiens et musulmans devra être établie sur les bancs de l'Assemblée nationale...

Ce traité prévoit aussi le désarmement des groupes armés qui se sont combattus et le retrait total de l'armée israélienne du sud du Liban. En août 1990, les députés libanais votent l'intégration du texte de ce traité dans la Constitution. Le Liban s'engage à aller, par la suite, vers une sortie progressive du confessionalisme politique. Une instance nationale est alors nommée pour étudier par quels moyens celà serait possible...