Le Front de l'Algérie Française (FAF) refuse fermement l'indépendance de l'Algérie et se prépare secrètement à la mise en place d'un apartheid, appuyé par une dictature militaire. Leurs violences contre les Algériens se multiplient mais finissent par provoquer une réaction des populations arabes : les 9 et 10 décembre 1960, d'immenses foules se rassemblent et manifestent à Aïn Temouchent, Tlemcen, Oran et Alger...

1960-Charles de GaulleMalgré l'interdiction, elles entrent dans les centres-ville où elles font face à la police, à l'armée et aux milices du FAF.

Submergées par le nombre, les forces de l'ordre et les milices reculent.

Pour la première fois, les manifestants brandissent des drapeaux algériens en défilant pacifiquement au cri de "Algérie musulmane !".


Le lendemain, il y a plus de 10.000 manifestants à Alger et le président Charles de Gaulle autorise alors l'armée à ouvrir le feu...


Cette dernière s'exécute et, officiellement, tue 112 civils désarmés à Alger. Le projet de coup d'état des éléments d'extrême-droite de l'armée et du FAF est abandonné. Quasiment éradiqué par les parachutistes du général Jacques Massu, le Front de Libération National (FLN) profite de ce que l'armée est occupée à réprimer les manifestations pour se reconstituer et se réarmer tandis que les défilés de civils Algériens reprennent...

Des femmes fabriquent des drapeaux algériens que des enfants installent sur les commissariats, des adolescents organisent des rassemblements dans leurs quartiers (qui sont encerclés par l'armée et la police) et d'autres ravitaillent clandestinement les maquisards du Front de Libération National en nourriture. Ainsi, 2 ans avant l'indépendance de leur pays, tous sont parfaitement unis contre le colonisateur français...