Le 18ème Congrés de la Section Française de l'Internationale Ouvrière (SFIO) se tient à Tours, en décembre 1920, et 70% de ses délégués votent l'adhésion de leur parti à l'Internationale Communiste : ils ne veulent plus rien savoir d'une SFIO qui s'est rallié à l'Union sacrée pendant la guerre mondiale et qui, pour eux, a trahi le pacifisme prôné par la IIème Internationale. Ils veulent un parti comme celui des Bolcheviks russes...

1920-Boris Lifschitz-SouvarineD'autres, dont Léon Blum, s'y refusent et la SFIO perd donc les 2 tiers de ses membres.

Plusieurs mois auparavant, Fernand Loriot et Boris Lifschitz, artisans de l'adhésion de la SFIO à l'Internationale Communiste, ont été arrêtés pour atteinte à la sureté de l'Etat.

L'Etat français a aussi licencié 15.000 cheminots pro-communistes pour fait de grève.

En 1922, la Section Française de l'Internationale Communiste (SFIC) change de nom, devient le Parti Communiste Français (PCF) et adopte une structure pyramidale...

Mais, en 1923, Ludovic-Oscar Frossard, son secrétaire général, qui est en désaccord avec la nouvelle ligne politique, quitte son parti.


Pierre Monatte et des syndicalistes anarchistes en sont exclus par la suite, tandis que les fondateurs Fernand Loriot et Boris Lifschitz (alias Boris Souvarine) préfèrent partir plutôt que de subir le manque de démocratie interne du PCF.


Ils sont tous remplacés par des ouvriers, tel l'ancien cheminot Pierre Semard qui est nommé secrétaire général. Aux élections municipales de 1936, le parti fait élire Alfred Coste (ajusteur aux usines Renault) et Marius Vazeilles (ouvrier agricole en Corrèze). Par ailleurs, obéissant à l'Internationale Communiste, le PCF crée l'Union Intercoloniale, dont le dirigeant Nguyen Ai Quoc deviendra plus tard Ho Chi Minh, futur président du Vietnam