Adolf Hitler décide en 1936 de violer le traité de Versailles en remilitarisant la Rhénanie. L'état-major de l'armée française en est informé dés le 9 mars par le 2ème Bureau qui chiffre la mobilisation rhénane à 60.000 hommes. Le général Gamelin attend 3 jours avant de transmettre une note au ministre de la Guerre pour l'informer qu'Hitler a constitué une armée de 90.000 soldats en Rhénanie, sans compter les unités d'appoint...

1939-Hitler exploite les erreurs de la France


Selon Gamelin, l'effectif est en réalité de 295.000 hommes : le chiffre transmis par le 2ème Bureau a donc été multiplié par 5, sans doute dans le but de convaincre le pouvoir politique français que l'Allemagne est déjà inattaquable.


Le gouvernement, qui parait en être convaincu, sait surtout que l'opinion publique française ne veut pas entendre parler de guerre. A Metz, le général Giraud va donc attendre en vain l'ordre d'attaquer l'Allemagne nazie.

De son côté, Staline a été averti par ses services secrets qu'Hitler va, tôt ou tard, attaquer l'URSS.

Mais il ne tient pas compte de cette information car il est convaincu que l'affrontement entre l'Allemagne et la France va s'éterniser dans une guerre qui épuisera leurs 2 armées.

Il pense donc qu'il a au moins jusqu'en 1942 pour se préparer à attaquer la Roumanie et à s'emparer du pétrole dont elle regorge. Bien évidemment, personne ne se risque à le contredire.

Staline donne donc l'ordre à l'Armée Rouge de s'organiser pour être parfaitement prête à attaquer au moment opportun. Ainsi, en juin 1941, lorsque Hitler engage l'armée allemande dans une guerre éclair contre l'Union soviétique, l'Armée Rouge, qui s'est structurée pour attaquer, n'a pas le temps de se réorganiser en position défensive pour répondre à l'attaque fulgurante des Allemands. C'est en partie la raison de sa déroute...