L'offensive des républicains espagnols de décembre 1938 donne lieu à une contre-attaque des troupes nationalistes du général Franco et de ses alliés italiens en Catalogne. L'armée républicaine est laminée et, le 25 janvier 1939, Barcelone tombe aux mains des franquistes. Des milliers de civils et de militaires catalans fuient la mort en partant vers la France tandis que les prisonniers sont froidement exécutés par les nationalistes...

1936-Jesus HernandezA Gerone, dans le château de Figueras, ce qui reste de l'or de la Banque d'Espagne (qui n'a pas encore été envoyé en URSS) est confié au 5ème corps d'armée du colonel communiste Enrique Lister.

 Ce dernier doit l'évacuer en France mais il ne dispose pas d'assez de camions. Aussi, pour rendre irrécupérable ce qu'il ne peut emporter, il fait dynamiter les souterrains du château.

Puis le convoi d'or prend la direction de la frontière française. En France, l'or est par la suite chargé sur un bâteau qui part pour l'URSS.

Le 31 mars, la République espagnole rend les armes : Staline ordonne aussitôt de saisir les navires espagnols réfugiés dans les ports russes.

Le personnel de l'ambassade d'Espagne à Moscou doit, quant à lui, quitter le bâtiment sans emporter le moindre document. Staline "propose" par ailleurs aux 30.000 républicains espagnols réfugiés en URSS d'opter pour la nationalité soviétique : beaucoup refusent...

Ils sont alors expédiés dans des camps de travail ! Plus de 2.000 des enfants que les réfugiés espagnols ont confiés aux autorités soviétiques meurent de froid, de faim ou de maladie. Les dirigeants communistes espagnols comprennent alors qui est vraiment Staline et, dans les années 1940, plusieurs d'entre eux s'enfuient en Amérique latine. En 1953, Jesus Hernandez publie un livre dans lequel il accuse Staline d'avoir volé l'or de l'Espagne...