Fin mai 1918, l'armée allemande lance une offensive éclair qui la convainc qu'elle va prendre Paris et gagner la guerre. Le général Pétain fait monter au front en urgence les 135 blindés légers FT que la firme Renault a livrée il y a peu. Ils sont aussitôt répartis sur 2 km. et avancent ensuite tous ensemble, droit sur les lignes allemandes, sans ouvrir le feu. L'ennemi se déchaîne sur leur blindage mais les balles rebondissent...

1918- char Renault-FT et George SLes "tankistes" français font alors cracher leurs canons, détruisent les mitrailleuses allemandes et enfoncent leurs lignes en peu de temps.

Le lendemain, 105 autres chars Renault attaquent au sud de Dommiers et terrorisent les soldats allemands.

Le 18 juillet, le général Mangin rassemble 493 autres chars blindés, lourds et légers, qui pulvérisent toute résistance ennemi et, le 8 août, le maréchal Foch lance son offensive à Amiens...

Elle est précédée par quelques 100 blindés anglais et français qui font reculer les allemands de 15 km en un jour. L'armée allemande tente alors une contre-offensive en engageant ses 35 chars AZV-Krupp de 30 tonnes, mais l'artillerie française détruit la plupart de ces lents mastodontes. Les troupes américaines reçoivent quant à elles l'appui de 270 chars Renault qui, en septembre, dévastent eux aussi les tranchées de l'ennemi.

Puis, en mars, une incroyable armada de 700 blindés Renault-FT transforment l'attaque franco-américaine de la Meuse en victoire éclatante. Renault est désormais capable de produire plus de 250 chars par mois et l'état-major allemand, qui comprend trop tard son erreur, sait désormais pourquoi il va perdre la guerre. Le jour de sa reddition, la France aura engagé au combat 3180 blindés, l'Angleterre 1365 et l'Allemagne... seulement 35 !