Michel Feintuch fait partie des juifs qui, au début du 20ème siècle, ont choisis de s'engager dans le mouvement ouvrier révolutionnaire plutôt que dans la quête d'un Etat juif. En 1927, il fuit la Pologne pour la France et intègre les rangs du Parti Communiste Français (PCF) où il prend le pseudonyme de Jean Jérome. Quelques temps plus tard, il part en mission à Bruxelles et y rejoint Georges Kagan, instructeur politique de l'Internationale...

1942-StalineOfficiellement, Jean Jérome est chargé d'aider le Parti Communiste Belge (PCB).

En réalité, le Komintern l'a chargé d'infiltrer le groupe "Que faire ?", lequel rassemble secrètement, dans plusieurs pays, des dirigeants communistes hostiles à Joseph Staline.

En France, Jean Jérome a déja découvert qu' André Ferrat, dirigeant du PCF, fait partie de ce groupe. Il s'y fait admettre aussi et... transmet tout ce qu'il apprend au Komintern.

Pour commencer, il donne à Joseph Piatniski, chargé de cette affaire au sein du Komintern, les noms de Georges Kagan et de Jean Dupuis. Puis il découvre ensuite que les directions des partis belge et polonais ont des liens étroits avec "Que faire ?"...

Staline ordonne alors de s'occuper des communistes polonais avant la signature du pacte germano-soviétique, derrière lequel se cache le trés secret partage de la Pologne entre l'URSS et l'Allemagne...


Convoqués à Moscou, des centaines de responsables du Parti Communiste Polonais (PCP) sont massacrés.


En France, André Ferrat est banni du PCF tandis que, secrètement, Jean Jérome va continuer (pendant des décennies) à surveiller la direction du PCF pour le compte de l'URSS. En 1983, le journal communiste L'Humanité révèle à ses lecteurs que le communiste exemplaire qu'est Michel Feintuch, alias Jean Jérome, part à la retraite.