L'Armée Rouge s'empare de 450.000 soldats allemands en 1944 et, dans les premiers mois de 1945, capture un million de soldats ennemis de plus. Ces prisonniers de guerre sont répartis dans plus de 100 camps, établis de la Sibérie jusqu'à l'est de l'Allemagne. A 350 km. de Moscou, le camp N°188 est administré par le NKVD (ancêtre du KGB), chargé de rééduquer politiquement les 30.000 prisonniers qui y sont détenus...

1943-attaque de l Armee RougeDes Alsaciens sont séparés et parqués dans une caserne de la banlieue de Moscou.

Le 17 juillet 1944, l'Armée Rouge exhibe devant la population de la capitale quelques 60.000 prisonniers allemands mais, au lendemain du 8 mai 1945, après la capitulation de l'Allemagne, les soviétiques ne libèrent pas leurs prisonniers.

Un accord entre l'URSS et la France permet cependant à cette dernière de récupérer quelques-uns des siens.

En France, ils sont rassemblés dans un centre de filtrage dirigés par des communistes français qui s'assurent que les ex-prisonniers ne "terniront pas l'image du grand frère soviétique".

Au début de la guerre froide, l'URSS propose d'échanger les prisonniers qu'elle détient contre les Russes, les Ukrainiens et les Polonais présents en Europe de l'Ouest. En 1948, la France échange ainsi 1.800 Arméniens contre autant d'Alsaciens.

Puis, le 4 mai 1950, l'agence Tass annonce que le rapatriement des prisonniers de guerre allemands est terminé. Selon elle, l'URSS a renvoyé 1.939.063 prisonniers en Allemagne. Il ne resterait donc que 9.717 prisonniers en URSS, que cette dernière classe comme criminels de guerre. De son côté, la France signale que 13.615  Alsaciens ayant combattus sous l'uniforme allemand ne sont jamais revenus d'Union Soviétique...