L'armée française est totalement désemparée lorsque, le 15 mai 1940, le général Dollmann et ses troupes attaquent la ligne Maginot. Ses hommes prennent Colmar le 17 et s'emparent de Strasbourg le 19 et, ainsi, le 28 juin, Adolf Hitler peut en visiter la cathédrale. A partir du 15 juillet, une ligne de démarcation est installée pour séparer la France de l'Alsace, laquelle est désormais officiellement annexée par l'Allemagne...

StrasbourgL'Alsace, gérée par une administration civile allemande, est alors intégrée au Badnerland.

Il devient obligatoire de parler allemand et, en octobre, une fois signé l'armistice entre la France et l'Allemagne, les Lorrains et les Alsaciens doivent aussitôt quitter l'armée française.

A partir du 8 mai 1941, les Alsaciens deviennent incorporables dans l'armée allemande : 70.000 d'entre eux commencent d'abord par effectuer une préparation militaire.

Par la suite, 40.000 de ces jeunes Alsaciens intègrent les rangs de la Wehrmacht.

Puis, le 2 janvier 1942, l'adhésion aux jeunesses hitlériennes devient obligatoire et, au nom de la lutte contre le bolchevisme, le Reich s'emploie à impliquer les Alsaciens dans la guerre contre l'URSS.


Cependant, seulement 2% des mobilisables se portent volontaires : Adolf Hitler décide alors de les faire incorporer de force dans les armées allemandes...


Le 28 août, les Alsaciens nés entre 1920 et 1924 sont convoqués, examinés médicalement et incorporés. Quelques-uns refusent : ils sont fusillés sur le champ, déportés avec leur famille en Pologne ou internés dans des camps de concentration. Prés de 100.000 Alsaciens et 40.000 Mosellans vont être incorporés dans la Wehrmacht : 32.000 vont mourir au combat, 32.000 seront gravement blessés et plus de 10.000 portés disparus.