Au début de l'après-midi du 27 février 1933, Hermann Goering demande à son chef de la police de tenir ses troupes prêtes à arrêter les communistes et les socialistes allemands. Dans la soirée, des membres des S.A., des nationalistes du Front Noir-Blanc-Rouge et des adhérents des Casques d'acier de Von Papen entrent par effraction dans le Reichstag, trainant avec eux un anarchiste hollandais nommé Marinus van der Lubbe...

Ce dernier, qui a été drogué, est amorphe. Quelques minutes plus tard, un immense incendie embrase la salle du parlement allemand et la police d'Hermann Goering arrête aussitôt Van der Lubbe dans le Reichstag, l'accuse d'avoir allumé le feu et annonce que ses 2 complices communistes sont en fuite. Le docteur Albrecht, député hitlérien, et Wilhelm Heise, membre d'un groupe nationaliste, sont eux aussi retrouvés sur place...

1945- le ReichstagMais, comme ils ne sont pas communistes, ils "ne correspondent pas au profil des fuyards" et sont donc relachés.

Par contre, le surlendemain, 96 députés et des milliers de militants de gauche sont arrêtés et leurs journaux interdits.

Puis, le 5 mars, avec 51,8% des voix, le NSDAP (le parti nazi d'Adolf Hitler) remporte les élections.

Mais, en 1945, l'Armée Rouge arrive à Berlin et s'empare des dossiers de la police d'Hermann Goering...

Ils sont expédiés et conservés en URSS, laquelle les transmet en 1982 aux dirigeants communistes d'Allemagne de l'Est. En 1993, ces dossiers sont intégrés dans les archives fédérales de l'Allemagne réunifiée et deviennent accessibles aux historiens. Ces derniers découvrent alors que l'incendie qui a permis à Adolf Hitler de renforcer son pouvoir a été orchestré par les nazis eux-même dans le but d'éliminer les communistes et les socialistes.