La République espagnole change de gouvernement en mai 1937 et ce dernier, dirigé par Juan Negrin, est désormais totalement aux mains du Parti Communiste Espagnol (PCE)...

1937-Juan NegrínLes chefs de l'armée de l'air et de terre, la plupart des officiers supérieurs, le chef du renseignement, le directeur de la sureté, le chef de la police de Madrid, le commandant des gardes d'assaut et les responsables de l'information sont tous des membres du PCE...

Il en est de même de tous les commissaires politiques, ainsi que d'Emile Kleber, le chef des brigades internationales.

Tous, sans exception, reçoivent leurs instructions du colonel Alexandre Orlov et d'Erno Gero, membres du Komintern et fidèles serviteurs de Joseph Staline.

Mais c'est Orlov qui ordonne au communiste Antonio Ortega, le directeur général de la sécurité, d'arrêter les dirigeants du POUM, le parti trotskiste espagnol...

Ils sont rapidement incarcérés à Alcala de Henares, la prison secrète du colonel Orlov, où ils sont torturés. D'autres arrestations suivent, visant des trotskistes mais également des anarchistes, des socialistes, des syndicalistes et des communistes "dissidents". Plus de 15.000 combattants républicains sont ainsi arrêtés, avant d'être interrogés par des communistes russes, hongrois ou allemands. La plupart sont exécutés par la suite.

Les dirigeants communistes espagnols se gardent bien d'intervenir, craignant que Staline n'en prenne ombrage et ne suspende les livraisons d'armes russes à l'armée républicaine...


Mais l'URSS n'en a pas l'intention : cette guerre civile lui sert à tester en grand secret son matériel de guerre face à celui que l'Allemagne nazie livre aux nationalistes de Franco !


Par prudence, Staline ordonne l'élimination systématique des communistes espagnols qui découvriraient ce secret...