En 1930, le Komintern envoie à Paris un représentant clandestin de Staline nommé Dimitri Manouilski qui a tout pouvoir sur le Parti Communiste Français (PCF). La raison "officielle" de cette ingérence est la forte chute du nombre d'adhérents et d'électeurs du PCF, ainsi que celle du nombre de syndiqués de la CGT. Le Komintern affirme en 1931 que ce problème est dû à l'existence de clans rivaux au sein de la direction du parti...

1932-Staline soumet le PCFLe 1er août, Manouilski convoque le bureau politique du PCF et lui reproche cette division.

Une 2nde réunion a lieu le 5 août et Raymond Guyot, cadre des Jeunesses Communistes (JC), avoue l'existence d'un groupe occulte que dirigerait Henri Barbé, dirigeant du PCF.

Le 22, Manouilski tente alors de faire dire à un autre cadre des JC qu'Henri Barbé et Pierre Celor veulent secrètement s'emparer de la direction du PCF... à l'insu de Staline !

Convoqué à Moscou le 15 octobre, Henri Barbé reconnait qu'un groupe opposé au Komintern veut prendre la direction du PCF : il est aussitôt exclu de ce parti !

Le 8 mars 1932, Pierre Celor est à son tour convoqué à Moscou. Il y remplit un questionnaire biographique où il écrit qu'un de ses oncles a été agent de police jusqu'en 1914. Manouilski tente alors, en vain, de lui faire avouer qu'il renseigne la police française par l'intermédiaire de son oncle...

Celor revient ensuite à Paris et, dans les colonnes du journal communiste L'Humanité, découvre avec stupéfaction qu'il est considéré comme étant un indicateur de police et qu'il ne fait donc plus partie du PCF. Maurice Thorez, Jacques Duclos, Benoit Frachon et Marcel Cachin comprennent alors que, s'ils veulent rester à la direction du PCF, ils devront être totalement soumis à la volonté de Joseph Staline, le maître du Komintern !