En 1956, l'URSS apporte son soutien (économique et militaire) à l'Egypte du président Nasser, ainsi qu'au Front de Libération National (FLN) de l'Algérie. Elle met aussi à la disposition de plusieurs groupes indépendantistes africains une de ses bases militaires en guise de camp d'entrainement. En 1961, l'Union Soviétique ouvre également une université, à Moscou où sont reçus les étudiants des pays en quête d'indépendance...

A partir de 1970, l'URSS envoie de nombreux diplomates dans les pays d'Afrique qui ne sont pas inféodés aux occidentaux. En Angola, se sont des milliers de soldats russes et cubains qui sont envoyés pour soutenir la lutte d'indépendance de ce qui deviendra plus tard la Namibie. Puis, quand s'approche la fin du communisme en URSS, Mikhaïl Gorbatchev retire les militaires russes du continent africain pour ne pas indisposer les occidentaux.

2001-Ievgueni PrimakovCe mouvement de retrait s'accélère sous Boris Eltsine et, en 1992, la Fédération de Russie ferme 9 de ses ambassades, 4 de ses consulats, 13 de ses centres culturels et la quasi totalité de ses agences de presse.

En 1993, les intérêts économiques de la Russie sont si insignifiants en Afrique que, lorsque cette dernière commence à se développer, les échanges commerciaux africano-russes sont devenus inférieurs à 2%.

Vladimir Poutine s'en irrite et place Ievgueni Primakov à la tête de la chambre de commerce et d'industrie de la Russie...


En 2001, Primakov se rend alors en Namibie, en Tanzanie et en Afrique du Sud dans le but de préparer activement le retour commercial de la Russie dans l'ensemble de l'Afrique... au nom de l'ancienne bonne entente (celle du temps de la guerre froide) entre les peuples d'Afrique et ceux de l'ex-Union Soviétique