Depuis 1948, 250.000 palestiniens réfugiés au Liban se retrouve, en 1969, sous la protection d'un accord secret. Ce dernier, qui a été conclu en Egypte entre le gouvernement libanais et l'Organisation de Libération de la Palestine (OLP), donne aux Palestiniens le droit de gérer eux-même leurs camps et d'y garder leurs armes. Les milices chrétiennes libanaises considèrent quant à elle que c'est une atteinte à la souveraineté du Liban...

En 1970, l'armée du roi Hussein chasse les combattants de l'OLP hors de Jordanie : une nouvelle vague de Palestiniens se réfugient alors au Liban, où ils sont accueillis à bras ouverts par la gauche progressiste et par les musulmans sunnites. L'Egypte, l'Irak et l'Algérie affichent ouvertement leur soutien à l'OLP. Mais Israël, qui subit de plus en plus les attaques menées depuis le sud du Liban par l'OLP, décide d'allumer un "contre-feu"...

1970-Pierre Gemayel


L'état israélien apporte alors son aide financière aux milices chrétiennes de Pierre Gemayel et leur livre également des armes et du matériel militaire.


En avril 1975, un bus de civils palestiniens est criblé de balles dans la banlieue de Beyrouth et 26 de ses occupants sont tués sur le coup.

Par cet attentat, les Phalanges chrétiennes viennent de répondre à la tentative d'assassinat perpétré par l'OLP dans une église contre Pierre Gemayel, leur dirigeant...

Le Liban bascule alors dans la guerre civile et, en juin 1976, Beyrouth se retrouve coupée en 2 par une ligne de démarcation nommée "ligne verte".

Elle sépare physiquement l'ouest de la ville (fortement musulmane) de l'est (fortement chrétienne).

Entre 2 cessez-le-feu, les combats d'artillerie, destinés à garder la maitrise des points stratégiques, déciment massivement les civils des 2 camps !

Désormais occupée à combattre les Phalanges de Pierre Gemayel au Liban, l'OLP ne mène pratiquement plus d'attaques contre Israël...