Le dernier match de football entre l'Inter de Milan et la Juventus de Turin divise pratiquement toute l'Italie après que l'arbitre Piero Ceccarini ait refusé un pénalty à l'Inter, suite à la charge irrégulière de Iuliano (de la Juventus) sur Ronaldo (de l'Inter). Quelques minutes plus tard, ce même arbitre siffle un pénalty en faveur de la Juventus suite à une faute commise par un joueur de l'Inter et il offre ainsi la victoire à la Juventus de Turin...

1971-Juventus de TurinLe 29 avril 1998, les débats au parlement sont interrompus par la bagarre qui oppose 2 députés en désaccord sur le déroulement de ce match.

L'assemblée reprend ses travaux mais Cesare Rizzi, député de la Ligue du Nord, exige que le match soit rejoué avec un arbitre non Italien.


Domenico Gramazio, député du parti d'extrême-droite Alliance Nationale affirme quant à lui que Piero Ceccarini a été payé par Fiat, propriétaire de la Juventus !


Massimo Mauro, député du Parti Démocrate (et ancien joueur de la Juventus), accuse alors Gramazio d'affabuler sans preuve. Gramazio répond à Mauro que, lui aussi, a jadis été payé par la firme Fiat ! Mauro le traite alors de "bouffon". Les 2 députés en viennent aux mains et doivent être séparés par le service de sécurité du parlement. Le lendemain, le cardinal Fiorenzo Angelini s'en mêle et fait une déclaration dans la presse...

Avec ferveur, le cardinal Fiorenzo Angelini assène dans les colonnes du journal espagnol El Païs que "même un aveugle" aurait vu la faute commise contre l'attaquant Ronaldo ! Sans doute pour apaiser le climat, Canale 5 (chaîne de télévision appartenant au groupe privé de Silvio Berlusconi) organise un débat autour de ce match qui défraie la chronique depuis plusieurs jours : l'émission rassemble plus de 30% des téléspectateurs !