Le prochain sommet du G8 devant se tenir à Gênes, le gouvernement italien de Massimo D'Alema conçoit un plan de sécurité musclé. Il sera mis en place par le gouvernement suivant, celui de Giuliano Amato et reposera sur la militarisation de la ville, la suppression des droits constitutionnels et l'éloignement des habitants extrémistes. De nombreux agents des services secrets de plusieurs pays viennent ensuite prendre pension à Gênes...

2001-G8-Genes


La consigne donnée aux forces de l'ordre est la "tolérance zéro" et 25.000 policiers italiens sont déjà sur le pied de guerre.


Les militaires et les policiers ont l'ordre d'agir en parfaite synergie, les médias se chargeant de leur côté de présenter les anti G8 comme des hordes de casseurs.

Gianfranco Fini, le vice-président du Conseil, tient à être présent dans la salle de commandement de la police dés les 1ères manifestations de ce mois de juillet 2001.

Des dizaines de policiers en civil se glissent au milieu de centaines de "black blocs" (des anarchistes radicaux) et les policiers en tenue reçoivent de leurs supérieurs (et des services secrets) l'ordre express de ne pas intervenir. La police est alors redirigée vers les foules qui manifestent pacifiquement et elle commence à les matraquer malgré la présence d'enfants, de personnes âgées, de journalistes et même de quelques religieuses.

Puis les policiers chargent les militants altermondialistes et Amnesty International affirmera par la suite que de nombreux manifestants ont été emmenés dans une caserne et y ont été torturés. Le bilan de toutes les opérations de maintien de l'ordre du G8 de Gênes s'élève à 1 mort (Carlo Giuliani), à plus de 600 blessés (dont une grande partie dans un état grave), à environ 350 arrestations et également à de trés importants dégats matériels...