En 1890, la 2ème Internationale décide d'instaurer une journée de manifestation ouvrière qui aura lieu tous les ans à la même date, et dans tous les pays du monde, pour revendiquer une journée de travail de 8 heures maximum. Il est alors décidé de s'aligner sur le choix retenu l'année précédente par l'American Federation of Labor (AFL) et, ainsi, d'opter pour la date du 1er mai. En 1906, les syndicalistes français se réunissent à Paris...

1906-Georges ClemenceauIls décident qu'à partir du 1er mai, quoi qu'il advienne, ils ne travailleront plus que 8 heures par jour...

La Confédération Générale du Travail (CGT) est fermement encadrée par des anarchistes qui entendent faire de ce 1er mai le début d'une grève générale annonçant la Révolution.

Une partie de la bourgeoisie de Paris prend peur et commence à stocker de la nourriture. D'autres préfèrent quitter la capitale pour aller en province...


Georges Clemenceau, ministre de l'Intérieur, rassemble quelques 50.000 soldats : le 1er mai, les manifestations sont sévèrement réprimées et plusieurs centaines d'ouvriers arrêtés.


Puis, en 1919, sur proposition du même Georges Clémenceau, désormais chef du gouvernement, les sénateurs français votent une loi qui instaure la journée de travail de 8 heures. En URSS, dans les années qui suivent, le 1er mai devient "Fête des travailleurs"...

Il devient férié en France le 12 avril 1941 quand le gouvernement de Philippe Pétain en fait la "Fête du Travail, du Corporatisme et de la Concorde sociale". René Belin (ancien dirigeant de la CGT, devenu secrétaire d'Etat du gouverment pétainiste de François Darlan) obtient que cette journée soit fériée, chômée et payée. L'églantine rouge, fleur emblématique du 1er mai syndicaliste, est évidemment interdite et remplacée par le muguet...