Le Suédois Svante August Arrhenius, prix Nobel de chimie en 1903, a calculé plusieurs années auparavant que l'utilisation généralisée du pétrole allait provoquer un réchauffement mondial de 5°. Par la suite, d'autres scientifiques pronostiquent le doublement du nombre des particules de CO2 contenues dans l'air, ce qui entrainera une augmentation de la température terrestre de l'ordre de 3,5° et une montée notable du niveau des océans... 

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Au lendemain de la 2nde guerre mondiale, l'armée américaine commence à craindre que la fonte de la banquise en Alaska n'expose les USA à un débarquement de l'Armée Rouge...

Elle verse alors d'importants fonds à des chercheurs pour qu'ils calculent la vitesse du réchauffement en Arctique.

Au début des années 1960, la compagnie pétrolière Exxon recrute à son tour des scientifiques et les charge d'étudier les conséquences de l'évolution du climat terrestre...

Le département recherche d'Exxon transmet le fruit de ses recherches à son employeur et lui conseille d'abandonner au plus vite le pétrole et le charbon, faute de quoi la planète connaitra une catastrophe climatique au cours des 50 prochaines années !

En 1968, en France, le département de l'aménagement du territoire réunit des hauts fonctionnaires, des scientifiques, des responsables d'EDF et ceux du pétrolier Elf pour un séminaire de travail dont l'objet porte sur l'augmentation du taux de CO2 dans l'atmosphère et sur la modification du climat pour les 50 prochaines années. En 1971, le géographe français François Durand-Daste annonce aux dirigeants de Total que le réchauffement et la fonte des calottes glaciaires sont prévisibles.

A la fin des années 1980, le président Georges Bush étudie l'éventualité d'engager l'économie des USA sur la voie d'un abandon progressif du pétrole et du charbon... mais il abandonne assez vite cette idée.