En 1945, les membres de l'Assemblée constituante élisent à l'unanimité le général de Gaulle comme président du gouvernement français. Les communistes, dont le parti est le 1er parti de France, demande que l'Assemblée leur accorde soit le ministère de l'Intérieur, soit celui de la Défense, soit celui des Affaires étrangères ! Charles de Gaulle refuse car il veut être parfaitement libre de constituer le gouvernement de son choix...

Gouvernement_provisoire_de_la_République_françaiseDans le cas contraire, il refusera le poste de chef du gouvernement...

L'Assemblée s'incline mais vote une motion parlementaire qui donne mandat au général de constituer un gouvernement comprenant à la fois des communistes, des socialistes et des gaullistes.

Charles de Gaulle s'exécute mais y ajoute des radicaux et des modérés. Un différent éclate alors entre les députés socialistes et le général à propos des salaires des fonctionnaires...

De Gaulle obtient gain de cause sur le sujet grâce au soutien inattendu du dirigeant communiste Maurice Thorez. Puis, le 31 décembre, un nouveau désaccord survient entre le général et les socialistes : ces derniers exigent que le budget de l'Etat réduise de 20% les crédits militaires. Le 1er janvier 1946, Charles de Gaulle s'adresse alors aux députés à qui il dit que son gouvernement ne peut pas être l'exécutant de l'Assemblée...

Il veut que son gouvernement puisse refuser une décision de l'Assemblée quand il la juge néfaste pour le pays. Les députés acceptent de voter le budget mais pour seulement 2 mois... le général menace de nouveau de quitter la présidence du gouvernement ! Mais, cette fois, les députés du Mouvement Républicain Populaire (MRP), le parti qu'il a lui même créé, ne le soutiennent pas et il doit donc démissionner...