Pendant la 2nde guerre mondiale, les catholiques français sont à l'image du reste de la population du pays : une grande majorité est favorable au maréchal Pétain, quelques-uns sont pro-nazis, d'autres combattent dans la Résistance...


Parmi ceux qui collaborent activement avec l'occupant figurent monseigneur Jean de Mayol de Lupé (aumonier des S.S. Français de la division Charlemagne), le cardinal Baudrillart, le pasteur Vesper et le pro-nazi Philippe Henriot...

1941-monseigneur Jean de Mayol de Lupé_


En Bretagne, en Alsace et en Flandres, la hiérarchie cléricale adhère sans mal à l'antisémitisme des nazis.

Mais bon nombre de démocrates-chrétiens ont été informés du véritable visage du fascisme par leurs homologues polonais, italiens ou espagnols...

Face au paganisme des nazis, beaucoup se réfugient alors dans la résistance spirituelle.

De nombreux dirigeants démocrates-chrétiens, anciens combattants de 14-18, vouent quant à eux une grande admiration à Pétain.

Fâchés depuis 1905 avec la République, certains apprécient en 1940 la politique du maréchal car elle est favorable à l'école catholique et parce qu'elle accorde de généreuses subventions aux congrégations religieuses.


Une petite partie des catholiques espèrent donc que Philippe Pétain va restaurer "l'Etat chrétien" et adhèrent volontiers à sa Révolution Nationale.


D'autres soutiennent le régime du bout des lèvres, avant de basculer en 1941 et d'entrer activement dans la Résistance après avoir compris qu'une grande majorité des pétainistes est laïque et hostile au catholicisme.

Chez les protestants, la Résistance clandestine est surtout présente en région Rhone-Alpes. Fin 1942, le retour de Pierre Laval s'accompagne de nombreuses raffles et déportations de Juifs mais la plupart des protestants restent fidèles au régime de Pétain. En 1945, le nonce Giuseppe Roncalli préfèrera quant à lui négocier au mieux l'épuration du clergé catholique...