Le 13 mars 1954, les forces Vietminh du général Giap s'emparent des hauteurs qui entourent le camp français de Dien Bien Phu, si bien que l'armée de l'air ne peut plus le ravitailler. Le 15, le gouvernement de Joseph Laniel comprend que la défaite est désormais certaine et que, si les USA ne viennent pas au secours de l'armée française en Indochine, la France perdra la guerre. Le général Ely, chef d'état-major français, se rend alors à Washington...

Le 20 mars, il y rencontre les dirigeants américains et l'amiral Radford, son homologue américain, lui annonce que les Etats-Unis envisagent d'envoyer les 60 bombardiers et les 150 chasseurs que l'US Air Force a basée à Manille pour bombarder les positions du Vietminh à Dien Bien Phu. Le 4 avril, la France informe les USA qu'elle accepte le plan de Radford. Mais, la veille, 8 membres du Congrés américains en ont décidés autrement...

Richard NixonSuivant l'argumentaire du sénateur Lyndon Johnson, qui affirme qu'après la guerre de Corée le peuple américain refusera de s'engager dans un nouveau conflit, les 7 autres membres du Congrés votent eux aussi contre l'aide à la France en Indochine.

Mais, le 21 avril, le vice-président Richard Nixon, l'amiral Radford et le sénateur William Knowland déclarent que les USA doivent s'engager en Indochine pour y empêcher une victoire du communisme !


Sous le sceau du secret, le secrétaire d'état américain Foster Dulles informe alors l'ambassadeur de France qu'il est question de bombarder le Vietminh avec des bombes nucléaires tactiques.


Le ministre français Georges Bidault en est informé, ainsi que Winston Churchill, le 1er ministre britannique. Ce dernier annonce alors que l'Angleterre refuse catégoriquement de participer à une telle opération ! Les USA abandonnent donc l'idée de Richard Nixon...