Le Pérou subit une désindustrialisation importante, suivie en 1988 d'une importante vague inflationniste. La population péruvienne exprime alors sa colère en se détournant des hommes politiques en place pour les remplacer par de parfaits inconnus : c'est ainsi que Ricardo Belmont Cassinelli, patron d'un groupe de presse et n'appartenant à aucun parti, est élu en 1990 maire de Lima, la capitale, à la grande surprise de ses adversaires...

Al_FujimoriDans la foulée, le 10 juin, les Péruviens se détournent de l'écrivain Mario Vargas Llosa (du parti conservateur) qui est ainsi battu aux élections présidentielles par Alberto Fujimori, un ingénieur qui n'a aucun parti politique derrière lui.

Alberto Fujimori a axé toute sa campagne électorale sur le "rejet du système" et a promis de sortir rapidement le pays de la crise dans laquelle il est profondément englué.


Afin de tenir ses promesses, il commence par rassembler des personnes compétentes, "ni de droite ni de gauche", et compose ainsi un gouvernement qu'il dit être avant tout efficace !


Et, pour rassurer les industriels encore présents au Pérou, Fujimori les assure qu'il sait parfaitement comment arrêter les guérillas qui gangrènent le pays et en paralysent l'économie.

A peine élu, le nouveau président rencontre Michel Camdessus, président du Fond Monétaire International (FMI) à Washington, aux Etats-Unis. Le président Alberto Fujimori revient ensuite au Pérou où son gouvernement et lui mettent rapidement en place un régime économique sévère, composé principalement d'un impressionnant catalogue de restrictions drastiques des dépenses du pays...