Afin de garder son libre arbitre vis à vis de la France, laquelle tarde à donner son indépendance à son pays, Norodom Sihanouk, roi du Cambodge, s'exile en Thaïlande en 1953. En 1955, il rencontre Jawaharlal Nehru, 1er ministre de l'Inde, et se rallie à sa théorie du non alignement sur la politique des grandes puissances. Aussitôt, les USA analysent l'attitude du roi Sihanouk comme une volonté de se raprocher de la Chine et de l'URSS...

King_Norodom_Suramarit_of_CambodiaNarodom Sihanouk abdique mais remonte ensuite sur le trône.

La France l'assure alors qu'elle comprend son envie d'obtenir l'indépendance pour son pays et ne manque jamais de le soutenir lorsqu'un différent l'oppose à ses voisins... vietnamiens.

En 1960, plus de 2.000 Français quittent le Vietnam, où le climat de guerilla n'est pas des plus propices aux affaires, pour venir grossir une colonie où 3.000 de leurs compatriotes sont déja installés...

Ayant enfin obtenu son indépendance auprès de la France en 1960, le Cambodge obtient un siège à l'Organisation des Nations Unis (ONU) et y rejoint le groupe afro-asiatique, qui rassemble un grand nombre de nations du tiers-monde.

La diplomatie française, menée par Pierre Gorce, s'empresse alors d'entretenir les liens d'amitié qui lient le Cambodge à la France. Cependant, un dossier onusien nuit grandement à cette "amitié historique"...


En effet, la délégation cambodgienne vote contre la France chaque fois qu'il s'agit de se prononcer sur l'indépendance de l'Algérie. Mais, par la suite, par esprit d'apaisement, Norodom Sihanouk va donner l'ordre aux délégués de son pays de s'abstenir... "par amitié pour la France et pour donner au général de Gaulle l'occasion de mettre ses promesses en pratique !".