En 1920, Alexander Wollcott, critique littéraire au New York Times, invite régulièrement ses amis à des fêtes à Broadway. Les écrivains John Dos Passos et Dorothy Rothschild, épouse Parker, font partie des fidèles. Dorothy Parker tape (avec 2 doigts) des nouvelles pour Vogue, Vanity Fair, Life et le New Yorker. Les fêtes d'Alexander Wollcott permettent à ses amis de discuter autour d'une table ronde qu'ils ont surnommée "le cercle vicieux"...

1920-Dorothy ParkerIls parlent de pièces de théâtre, de littérature, de journalisme mais également du racisme et du capitalisme américain.

Dorothy Parker y fait la connaissance de Louise Brooks, de Francis Scott Fitzgerald, de Harpo Marx et d'Ernest Hemingway (dont l'écriture l'impressionne beaucoup).

Hemingway écrit sur la guerre mondiale, l'Espagne et Paris. Dorothy Parker s'intéresse quant à elle à la vie mondaine, aux ragots, à l'alcool et... à 1.000 futilités. 

Le 24 octobre 1929, la bourse de New York s'effondre mais Wollcott et ses amis s'intéressent peu à la crise : Hemingway continue à parler de l'Espagne et Fitzgerald écrit des nouvelles insipides...

De son côté, John Dos Passos profite du krach boursier pour faire le portrait politique des USA. Quant à Dorothy Parker, après être devenue critique littéraire au New Yorker, elle s'installe à Hollywood où, en 10 ans, elle n'écrira que 2 scénarios de film...


En 1926, elle s'oppose à la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti. En 1936, elle co-fonde la ligue antinazie... dans les années 1950, elle est donc suspectée d'être communiste et est inscrite sur la liste noire du cinéma américain.


Elle occupe ensuite une chaire de littérature en Californie mais, à 73 ans, décide soudain de vivre cloitrée dans la chambre d'un hotel miteux de New York où, le 7 juin 1967, elle est retrouvée morte. Par testament, elle légue tous ses droits d'auteure au pasteur Martin Luther King...