Une 1ère vague de 140.000 refugiés fuit le sud du Vietnam en 1975 après le départ des soldats américains et avant l'arrivée des combattants communistes à Saïgon. Ils trouvent refuge aux Philippines, en Malaisie, en Thaïlande, en Indonésie et à Hong-Kong. Les migrants s'entassent alors dans des camps provisoires d'une capacité moyenne de 40.000 personnes. Puis, en 1978, une 2nde vague de départs commence...

35_Vietnamese_boat_people_2Elle concerne cette fois une trés grande majorité de Vietnamiens d'origine chinoise qui quittent précipitamment le nord du Vietnam et traversent à pied la frontière vietnamio-chinoise.


D'autres remplissent de grands ou petits bateaux dans l'espoir de rallier Hong-Kong ou la République Populaire de Chine (RPC) par la mer.


Pendant les 2 vagues, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) s'emploie à éviter que les refugiés soient refoulés.

Le HCR met donc en place un programme de 1ère urgence et cherche ensuite à obtenir l'intégration des migrants dans les pays d'accueil.

Les autorités chinoises affirment avoir accueilli 265.000 réfugiés : 7.000 sont de nationalité chinoise, 254.000 de nationalité vietnamienne mais d'origine chinoise et 4.000 autres sont des Vietnamiens d'origine vietnamienne.

La RPC devient ensuite le seul pays asiatique à avoir accordé à toutes et à tous les refugiés le statut de résident permanent.

Ces derniers sont alors répartis dans 263 fermes collectives d'Etat, ce qui crée des situations de brusque surpopulation dans 251 d'entre elles et un coût de fonctionnement imprévu qui grève leur rentabilité de 500 millions de dollars. Le HCR décide donc d'aider financièrement la Chine afin qu'elle puisse trouver des solutions durables, notamment par le biais d'une augmentation de la production agricole quand cela est possible...