Sans l'aide des conseillers militaires américains, l'armée sud-vietnamienne du général Nguyen Van Thieu pénètre au Laos le 8 février 1971. Son objectif est de couper la "piste Ho Chi Minh" que les communistes nord-vietnamiens utilisent pour atteindre le sud. Sans vraiment rencontrer de résistance, les unités sud-vietnamiennes avancent de plus de 40 km à l'intérieur du Laos. Mais, soudain, l'armée communiste du Vietminh attaque en force...

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L'armée sud-vietnamienne est décimée, une unité après l'autre, et Thieu demande à ses troupes stationnées au Cambodge de venir d'urgence au Laos. Mais cela n'y change rien !


Le seul réel secours que reçoivent les Sud-Vietnamiens est celui de la force aérienne des USA, laquelle leur permet de tenir quelques positions... au prix de la perte pour les américains d'un nombre important de leurs hélicoptères.

Le 25 mars, moins de 2 mois après le début de cette opération, le retrait du Laos est finalement ordonné...

L'armée américaine estime alors que plus de 45% des effectifs des troupes de Thieu ont été mis hors de combat. De plus, la piste Ho Chi Minh n'a jamais été coupée et l'armée sud-vietnamienne s'est montrée totalement incapable de tenir seule face au Vietminh. Les USA estiment que le Nord-Vietnam a quant à lui perdu 10.000 soldats, plusieurs centaines de camions et des milliers de tonnes de riz. Mais le Nord-Vietnam s'en remettra vite...

En effet, l'URSS lui livre des camions par milliers et la Chine lui procure quasiment 2 millions de tonnes de riz par an. En outre, malgré ses pertes humaines, le Nord-Vietnam sort moralement renforcé par le lourd échec que les troupes de Thieu viennent de subir. Le gouvernement américain, qui sait désormais que l'armée sud-vietnamienne est incapable de s'en sortir toute seule, recommence alors à bombarder massivement le Nord-Vietnam...